A celle du lendemain

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Chère Laura de demain matin,

Quand elle n’aura plus pénétré ton corps depuis déjà trop longtemps, laissant tes neurorécepteurs livrés à eux-même dans l’urgence de remplir ce vide profond qui les assaillent, tu reviendras certainement sur TA décision. Tu te diras que le jour de ton anniversaire est encore loin, au fond ce n’est pas grave si tu en profites encore quelques jours. Cela fait des années, un jour de plus, un jour de moins…

Tu penseras très fort – pour y croire ne serait-ce qu’un instant – que repousser ne t’empêcheras pas de le faire. Tu te mentiras ! Tu énuméreras en silence les milles et unes bonnes raisons de continuer à te consumer : le stress des premières heures de conduite, l’utilité de ce lubrifiant social dans ces moments informels du quotidien au travail, le partage d’un café avec une amie, l’attente à l’arrêt de bus, faire redescendre l’agacement, supporter la lassitude, apprécier un verre de vin et surtout, ce sentiment de liberté et de rébellion, ce « j’emmerde le monde ! ».

 

Mais chère « moi + 10h », tâche de te souvenir des raisons qui t’ont poussée et qui te poussent encore à penser qu’il s’agit d’une libération. Milles et unes bonnes raisons de ne plus en être se bousculent dans ma tête, de la fin de l’esclavage nicotinique au regain de souffle en passant par une bonne odeur, un terme à l’anxiété et à la culpabilité, la fin du mensonge, un pied de nez à cette industrie de la mort, un peu plus d’épargne pour voir venir, un gain de temps, moins de lessive et surtout, la conscience que la liberté et la rébellion n’ont rien à voir avec une addiction.

Chère Laura de demain matin,

Souviens-toi que, cette fois, tu l’as gardée pour toi pendant plusieurs jours cette date buttoir de mise en exercice de TA décision. Un petit trésor, une bouffée d’air pur, gardé bien au chaud. Bien sûr, cette pensée est fragile, entre elle et toi tente de s’immiscer LA peur. Pourtant, tu peux croire en toi, tu as le pouvoir de t’émanciper et d’affronter la vie sans l’ombre d’une fumée.

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« Toute mon vie j’ai travaillé ! »

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Oui, c’est l’impression que j’ai! Ah mais non, ça ne fait que presque cinq mois… Attendez, je recalcule. Effectivement, QUE presque cinq mois, et pourtant. Toute mon vie tourne autour du travail, sans rire: huit heures sur place et d’une heure et demie à deux heures pour faire l’aller-retour… Si c’est pas toute mon vie ça?

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Pourtant, il y a cette ambivalence: je l’aime bien mon taff. J’aime le contact avec les gens, j’aime écouter, chercher à comprendre, je commence aussi à aimer être compétente et, oui, d’accord, j’aime entendre ces quelques « merci », ces reconnaissances fragiles d’être utile à l’autre. Mais je n’aime pas les règles, je n’aime pas les cadres rigides même si je comprends leur raison d’être, je n’aime pas dire non « parce que c’est comme ça ». Et par dessus tout, je n’aime ni la ville ni être loin de toi.

Bref, voilà comment dire sans dire grand chose par besoin d’exprimer sans vraiment savoir quoi. Puis, j’ai pas le temps, je suis encore en retard, en retard. Mon réveil sonnera à 7h, il faut que je me couche à minuit au plus tard mais si je veux avoir le temps de lire je dois regarder mon épisode anesthésiant cérébral maintenant! Là, directement! Vite, vite, vite, toujours plus vite, sinon je n’aurais pas le temps.

Pffff, que c’est triste! Non mais sérieusement! Et en plus, ils sont si nombreux à en être fiers et à jouer à celui qui aura le moins de temps, à celui qui sera la plus asservi. Je vaux pas vraiment mieux vu ce stress auquel je suis souvent réduite. Puisque le revenu de base, revenu universel, les 18h (à salaire égal) ne sont pas pour demain, je dois me promettre de repartir au terme de ce contrat, de partir essayer là-bas. De peut-être revenir mais pour l’instant de garder en tête cette idée, cette envie de partir. La première étape vers la concrétisation de ce « projet » (raaaah, ce mot finira par me causer des crise d’urticaire) ne saurait tarder: je suis tarée. En route pour demain, mais surtout en me névrosant bien en chemin!

Billet de changement

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Demain.
Demain est un autre jour.
Demain est une nouvelle première fois.

Un rien de cortisone dans les veines, je relativise. Le souvenir de la première fois au Pays des Volcans me fait sourire. Il est certain que je m’adapterai. J’ai même envie d’y aller. Seulement, il y a comme un sentiment de trahison envers ceux de là-bas, envers T. et ma S.. Il me faut mettre en suspens ma frustration de non ubiquité afin de pouvoir être entièrement présente dans « l’ici et maintenant » de demain. Oublier temporairement le manque et l’absence. Mais juste temporairement, les garder bien présents à l’arrière plan, enrobés d’un tissu de nostalgie dans l’un des tiroirs de ma mémoire pour le réouvrir au terme de cette expérience et retrouver cette envie intacte!

Du haut du Puy de Dôme

Du haut du Puy de Dôme

Oh, et au passage, la bribe de texte écrit (mais non envoyée) pour l’atelier d’écriture d’aujourd’hui:

Loin par-delà les collines qui bordent les anciennes terres de feu, loin par-delà la grande ville aux milles visages, aussi loin que le soleil ne se fatigue que rarement à faire à le chemin, vivait une petite fille. Le ciel gris, toisant son paysage, semblait offrir un toit aux habitants de cette contrée venteuse. Il aurait pu être rassurant, mais seulement s’il n’avait pas été de connivence avec les grattes ciels. Pour toute contemplation, ils n’avaient à offrir qu’un paysage fermé et froid, l’extrême limite des immeubles flirtant avec le gris pour sceller la vie en son sein. La petite fille y voyait une conspiration poussant les Hommes à se replier sur eux-mêmes, pliant encore et encore sous le poids de ce qu’ils avaient ériger en « dure réalité ». Plus elle regardait le monde, plus elle le voyait courir à sa perte. Les Hommes fourmillaient à une vitesse sans faille, ils s’affairaient sans fin, comme s’ils n’avaient pas compris qu’il détournait leur vitalité de sa destinée.

Loin par-delà les voyages, loin par-delà les obligations, aussi loin que sa mémoire puisse remonter les milliers de vies avant celle-ci, dormait un souvenir. La petite fille le gardait précieusement dans un tiroir de sa mémoire, enrobé d’un tissu de nostalgie. Quand le silence se faisait autour d’elle, elle se risquait parfois à ouvrir le tiroir et, aussi délicatement que possible, à en sortir le trésor enfoui pour l’admirer. Un bocal, fragilisé par le poids des années, poussiéreux mais emplit de lumière, le voilà son trésor.

« Les drogués, les clochards et les immigrés sont mes amis! »

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Une petite victoire, une! Merci cher T., ton franc parlé déteint sur moi pour me donner un peu d’ « audace sociale ».

Hier soir, une fête de famille pour une occasion particulièrement – veillons à la confidentialité et à mon anonymat sur ce blog -. Toute la famille maternelle présente, ça faisait longtemps. Deux questions perpétuelles, forcément: « Alors tu es revenue? » et « Ta maman m’a dit que tu avais trouvé du travail…? ». Les explications, plutôt brèves, de mise. Souriante, toujours, partant du principe que je peux me rendre cette soirée agréable si je l’aborde avec positivité mais je me répète pas mal… jusqu’à la surprise! « Et tu n’as pas peur des immigrés? ». Peur des immigrés? WTF?! Après un « bien sûr que non, pas du tout, au contraire » le spontané et l’humour se mélangent et s’en mêlent: « Les drogués, les clochards et les immigrés sont mes amis! ». Prise de conscience brutale à voir le visage des mes interlocuteurs – tout droit sortis d’une autre époque et « braves gens » par dessus le marché -. Dérangés et choqués sans doute, la problématique de la « volonté » en solution ultime aux dépendances pointe son nez. Une méprise sans doute, le sourire que j’affichais au moment d’affirmer mon affiliation avec le bas peuple aurait pu laisser entendre que « la drogue, c’est bien ». Mais… nous sommes à l’heure des arrivées et, merciiiii, quelqu’un nous coupe dans notre dialogue de sourds pour nous saluer!

Illustration "Le Chat" Pierre Kroll

Illustration: « Le Chat »  de Pierre Kroll

En passant
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Vue du Puy de Dôme depuis (presque) ma fenêtre

Pendant ces derniers mois de migration aux pays des volcans, mon blog aussi a migré. Une bulle de liberté, une parenthèse d’émancipation, une bouffée d’air gargantuesque… oui, mais. Bientôt, je rentre à ma Bruxelles, loin d’être belle. Cependant, aucun retour à la normal prévu, je n’en veux pas! Même si depuis hier soir j’ai le moral dans les chaussettes – l’étau se resserre, les jours ont accéléré leur course – j’engagerai la lutte! La lutte pour l’affirmation de soi.

Bref, tout ça pour faire le lien avec ma vie d’ici, aux pays des MILLE volcans: http://pittlauraaupaysdesmillevolcans.cowblog.fr!

Pré-occupation(s) du retour

Blanche et belge…

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K. et R. me reparlaient aujourd’hui de la vidéo visionnée dans le cadre de leur cours de médiation. Ils l’avaient trouvée caricaturale: un juge jugeant à l’aide de ses outils « stéréotypes » et « préjugés » en opposition à un médiateur à l’écoute et conciliant. Je n’ai pas vu ce documentaire, mais à les entendre je ne pouvais m’empêcher de soupçonner qu’il ne s’agissait là que d’un simple reflet de la réalité… Mes préjugés envers les juges sont certainement en cause, ainsi qu’une vision quelque peu pessimiste de l’humanité (mais oui, je suis tout de même philanthrope!), mais il n’empêche que de petites expériences du quotidien viennent renforcer cette impression que le politiquement correct est en grande partie responsable du semblant d’harmonie sociale que nous connaissons… qu’il permet d’éviter que s’exprime à haute voix, et un peu trop souvent, la xénophobie ambiante.

Ce soir, en rentrant, je me suis décalée pour laisser une vieille dame s’assoir à ma place dans le bus. Pour ce faire, j’ai du effectuer quelques contorsions: j’étais en train de me rouler une clope et encombrée d’un sac à dos ainsi que de deux lots de boîtes Ikea. Nous avons tapé un brin de causette elle et moi (comme d’hab avec les petites vieilles). Veuve d’un Psy, elle m’a souhaité beaucoup de chance pour ma vie professionnelle future et, me confiant que son troisième métier était sorcière, elle m’a envoyé des tas d’ondes positives. La discussion était sympathique, nous avons critiqué la société ensemble (les vieux et moi on s’entend à ce sujet là), jusqu’à ce que… « Le pain des supermarchés, qui arrive surgelé et cuit (réchauffé) sur place, est de provenance polonaise. » Le premier argument négatif que cette charmante dame conseillère conjugale a trouvé à l’encontre de cette pratique a été: « fabriqué chez les sauvages ». Gloops! J’ai bien entendu…?! « Chez les sauvages », oui, oui! J’ai rétorqué: « Ah mais ça non, ce ne sont pas des sauvages ». Elle m’a répondu: « Ah, si, si! ». On a répété la scène à quelques détails près au moins deux ou trois fois de suite. Et ensuite, elle a spontanément avancé d’autres arguments, bien plus recevables. Il y avait une dame debout qui suivait notre conversation depuis un moment, elle acquiesçait de temps à autres et souriait, beaucoup. Face à l’argument de la vieille dame, elle a eu un regard stupéfait et ensuite elle a rigolé mais plus du même rire.

Je me sens toujours un peu conne face à ce genre de propos racistes. Après le bouquin de Réa, j’entame le manuel sur la discrimination. Je me sens conne et coupable de ne pas arriver à adopter une posture plus radicale mais pourtant… je pense que c’est justement parce que je suis à l’écoute et non-jugeante (peut-être un peu trop souriante) que les gens se permettent aussi facilement et rapidement de tels propos. En même temps, je suis blanche et belge, sans doute identifiée par cette constatation comme appartenant au même groupe social et comme en partageant les valeurs pour le meilleur et pour le pire…!
Je marque mon désaccord mais sans doute toujours de manière trop douce. Pour ne pas aller vers l’extrême opposé, il faut que je développe des techniques, des arguments clefs, des aphorismes, des trucs quoi, pour contrer ce genre de propos et peut-être arriver à susciter chez mon interlocuteur un brin de prise de recul réflexive.

racisme_ordinaire[Illustration trouvée ici…]

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En route pour CF…?

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Je pensais être capable de gérer mon stress mais ce n’est pas encore le cas dans toutes les situations. Celle-ci m’a même fait trembler! C’est la faute aux antécédents de cet appel, à l’appel impromptu passé au mauvais moment. Quand une interaction n’est pas positive, même si elle est neutre le contraste fait que je dramatise. Si on ne me sourit pas, si on ne se montre pas enthousiaste, c’est qu’on me déteste. Ça manque un peu d’objectivité tout ça! Il n’empêche que la première chose qu’elle a dite était qu’elle s’excusait pour vendredi. Elle n’avait pas à s’excuser mais ça m’a rassurée. Pour la suite, elle a lu mon mail hier et je suis dans sa liste des éléments à aborder avec le directeur ce matin. Sur le principe, c’est oui! Elle a souligné ce qui me semblait bien être un argument pour une association, je ne leur coûterai rien. Ça c’est la première bonne nouvelle de la journée: sur le principe, il n’y a pas de problème! La deuxième, c’est qu’elle me renverra un mail dans la journée pour me confirmer tout ça =D!

Après, ai-je été maladroite? Je lui ai proposé une copie électronique de mon mémoire, et elle a accepté, je lui envoie sur le champ!

Hier soir, j’ai repensé à CF… Comme presque tous les jours en fait. Mais cette fois, des pensées et des émotions que je n’avais pas encore ressenties sont apparues: six mois ça peut être long. Cela ne change rien à mon envie d’y aller mais ça induit de la nuance. Il est certain que ceux d’ici vont me manquer, certainement pas au début mais avec le temps et l’impossibilité de venir les voir quand l’envie se fait ressentir. C’est comme pour T. en ce moment, la frustration de ne pas être libre d’aller vers l’autre au moment où sa présence serait la bienvenue. Il me faudra faire un petit deuil temporaire de ce côté-là. Et arriver à gérer le leur, qui sera sans doute plus conséquent.

No SD card, no photo!

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Croûte, je voulais prendre une photo pour agrémenter mon tout premier article mais pas moyen de remettre la main sur cette carte SD. Et ce n’est pas la première fois que j’égare un support amovible de cette taille. Tant pis, je ferai sans pour l’instant.

Demain, journée shopping avec mamie, en quête d’une chemise ou d’une veste classique pour le 10 octobre. Je n’en ai pas du tout envie, le shopping c’est pas mon truc et je manque de patience en ce moment, je me sens d’humeur égoïste. C’était déjà difficile de me mettre en route aujourd’hui pour aller passer du temps avec K. et R. à l’occasion de la journée sans voiture… alors demain! En plus, si j’avais su que les parents partaient pour plusieurs jours, je ne lui aurais pas proposé d’y aller lundi. Regret. J’ai vraiment besoin d’une journée de lâcher-prise, d’une journée de rien du tout ou de tout, d’une journée larvaire, d’une journée de liberté totale. C’est partie remise… encore et toujours.

Il y a comme cette désagréable sensation de me laisser aliéner, pas de me soumettre mais plutôt de subir, d’être dans la « subission ».

20081119-stop-shopping-sticker

Veuillez accuser réception…

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– « Pour continuer en Français, appuyez sur 1. Pour… »
– « 1 »
– « Veuillez introduire votre numéro de registre nationale, celui-ci se trouve … »
– « 9********** »
Musique d’attente

J’ai passé mon appel ce matin. Ma conseillère était effectivement en vacances, d’où l’absence d’accusé de réception de ma lettre de motivation. Sa collègue a cherché dans ses mail mais ne semble pas l’avoir trouvée. De toute façon, il me faut également leur envoyer une preuve de ma réussite avant que le dossier ne soit soumis une première fois. Demain, j’irai la récupérer (et la payer! Eh oui, c’est payant une attestation de réussite). Je pense qu’il me faudra être derrière eux pour avoir des nouvelles et sans m’inquiéter de les harceler. Pour que je me décide à appeler cette fois, il a quand même fallu que le conseiller de l’office pour l’emploi me dise de ne surtout pas hésiter à le faire.

Les choses sont trop lentes et je suis trop impatiente. J’aimerais être fixée, savoir si je pourrai partir de cette manière. Le quotidien devient monotone même si ce ne sera que mon 6ème jour dPut*$& »‘3 de §*µ&# de merde! Un quart d’heure à attendre que ce foutu ordinateur veuille bien se débloquer! J’allais écrire que ce quotidien me plongeait dans une sorte d’apathie, que je n’en souffrais pas mais que je ne ressentais rien et que ce qu’il y a de pire, pire que souffrir, pour moi, c’est de ne rien ressentir… mais merci Winry! Je ressens plein de choses là, et principalement de l’énervement qui stimule mon imaginaire. Je me vois te poser délicatement au sol pour, énergiquement, te défoncer la gueule en sautant à pieds joints! Bref, il y a ton éternelle lenteur, sans doute la faute à ta taille et à ta RAM peu accordées à la lourdeur de windows 7 starter mais apparemment, il y a un problème de script… Mais c’est quoi ces foutus scripts qui ne veulent pas fonctionner???

Avant cela, je parlais donc du « boulot » et de ses « vertus » anesthésiantes. Yahou! J’y retourne dans trois quart d’heure. Enfin, demain soir, je déménage. Retour à la maison, chez les parents, une fois encore l’illusion d’indépendance touche à sa fin. Points positifs: plus d’incertitude quant à voir débarquer mère grand, une chaise de bureau pour jouer à Skyrim, plus de repas à préparer. Point négatif: perte de ma liberté solitaire.

Je vais en rester là, j’aimerais aborder cette longue après-midi de travail sereine et ce ramage incessant me mènera sans aucun doute à une humeur radicalement opposée!

« Mais c’est ça l’aveniiiiiir? »

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Écoutant Saez, en conversation oralo-écrite avec T., un nouveau blog est né. Dédié, non pas à mon entrée enthousiaste dans la piraterie, mais tout de même marquée du sceau de celle dans le « monde du travail » (Oh, grand travail vertueux!).

Dans les épisodes précédents: la petite SdNf revenue de ses vacances avec T. s’est lancée à corps perdu dans l’analyse des résultats et la rédaction de son mémoire, non sans adrénaline et sueur. Au même moment, elle se rendait 5 jours/semaine à l’abattoir pensant y trouver une dernière occasion de se faire des sous avant longtemps! Après cette dure et longue période vint le repos, rétablit par le valeureux T. Cependant, la vie s’acharnât sur ces deux malheureux, jadis inconscients de la préciosité de leur sanctuaire. Mère grand n’eut de cesse, sous couvert de travaux urgents, de s’immiscer dans la maison, rompant ainsi le charme de quiétude enveloppant le bocal. Le temps passa, T. repartit au pays des volcans laissant SdNf aux mains de ses amis pour l’épreuve ultime: « la dernière ligne droite » comme mentiraient ostensiblement certains insouciants.

Il n’est de dernière ligne droite si ce n’est celle qui nous mènera à la tombe. Cela fait maintenant 7 jours que j’ai signé mon contrat avec un illustre démon capitaliste. Pour ma défense, cette décision n’a été prise qu’à des fins utilitaires, de sorte à mettre toutes les chances de mon côté pour la candidature de bourse (de stage professionnel à l’étranger). Je ne vous conterai pas les tribulations d’une caissière mais il me faut un garde fou, ou un défouloir. Même si les chances sont infimes, il me faut être vigilante, je ne voudrais pas me perdre de vue.